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vendredi 3 septembre 2010

Festival Rock en Seine 2010

Bonjour à tous,

Après cette déferlante de concerts, il vous reste peut être quelques vagues souvenirs. De plus, vous étiez trop loin pour voir votre idole, vous vous faufiliez sur le chemin d'une nouvelle scène ou faisiez la queue pour vous soulager la vessie. Dans ce cas jeter un oeil sur ce qui suit, ça vous remettra j'espère les idées en place.

Pour la sixième année, j'ai eu la chance de venir trainer mes boitiers dans ce superbe parc aux abords de Paris pour ce festival devenu rapidement majeur mais qui sonne aussi malheureusement la fin des vacances. Depuis l'an dernier quelques changements de bonne augure comme une nouvelle aire de repos ainsi qu'une nouvelle voie de circulation près de la scène de l'Industrie. Plus personnel et moins perceptible, les équipes de sécurité sont devenues plus tolérante, donc plus humaine. Les crashs barrières de la grande scène ont été installé de façon à donner une visibilité accrue aux festivaliers.
Par ailleurs il y a des points qui demanderaient un effort plus significatif. Je pense aux filles en file indienne qui rêvent d'avoir un instant les mêmes attributs que le mâle qui se soulage sans vergogne. L'eau toujours offerte au compte-gouttes. La sortie côté public qui devient le soir venu un terrible entonnoir ou la patience doit être de mise. La visibilité sur la scène de la Cascade qui n'est pas optimum surtout quand le festival annonce complet. Améliorer aussi la qualité sonore quel que soit l'endroit ou l'on se trouve devant la scène.

Bonnet d'âne pour The Kooks, Ting Tings et Crystal Castles qui n'ont pas souhaité de photos de leur prestation et une palme à Bryan Ferry qui lui a autorisé des photos sur tout le concert de Roxy Music. Je vous laisse méditer.

Jour 1
Lorsque Minus the Bear, qui ouvrait les festivités, égrena ces premières notes, la première averse s'abattit sur le site. C'est ainsi que commencèrent pour moi ces trois journées marathon.
Les choses sérieuses commencent avec Band of Horses, moins sombre qu'auparavant mais cependant plus fédérateur. La grande scène quand à elle vibre aux infra basses de Kele Okereke, leader de Bloc Party tandis qu'au même moment les ébouriffants King of Conspiracy, que je ne manquerai pas de revoir dès que possible, distillent leur rock débridé. Foals qui commençait à me taper sur le système avec leur pitrerie inutile redevient un groupe recommandable pour les amoureux de pop aux influences tribales. Retour sur la grande scène avec Skunk Anansie qui démontre que l'on peut en prendre pleins les oreilles et pleins les mirettes. La nuit commence à tomber sur la scène de l'Industrie quand les French Cowboys sont sur scène, plus connus malheureusement pour être les musiciens en slip et sous pull de Katerine. Un des moments fort de cette journée, les Black Rebel Motorcycle Club, qui creusent inexorablement le sillon du groupe indispensable. La suite de la soirée eut beaucoup moins d'intérêt.


Jour 2
Après quelques amuse-gueule, la pulpeuse chanteuse de Viva and the Diva pimente la scène de l'Industrie avec ses faux airs de  Lydia Lunch. Les Two Door Cinema Club qui depuis un an avancent à grand pas en laissant derrière eux la concurrence. Jonsi, arrivé sur place avant ses instruments restés au Portugal, relève le défi d'un concert semi-acoustique avec brio. Les Queens of the Stone Age font ronronner leur show au son malheureusement moyen devant un parterre d'aficionados. LCD Soundsystem qui n'en finit pas de tirer sa révérence toujours avec classe. A la même heure il y avait le choix entre Massive Attack et le trublion Jello Biafra, ex leader des Dead Kennedys. Et c'est vers ce dernier que je me suis dirigé comme le fit d'ailleurs Josh Homme. Tout le monde en prit pour son grade même ce pauvre Josh qui souhaitant rejoindre Jello sur scène pour une petite reprise se fit envoyer balader (dixit un ami reporter).

Jour 3
Après d'autres Black entendu le premier jour, c'est au tour des Black Angels de distiller un blues-rock certes moins tranchant mais savoureux tout de même. Eels que je n'aurais pas reconnu ni visuellement, ni même musicalement prend une fois de plus tout le monde à contre pied. I Am Un Chien qui n'est plus le gentil toutou vu il y a un an est beaucoup plus mordant sur scène. Zach Condon de Beirut à présent à l'aise sur scène laisse moins transparaitre sa touchante timidité. Roxy Music qui aligne des tubes aux arrangements bien moins aseptisés que sur disque me met un peu sur le cul, ce fut donc une bonne surprise. Pour terminer en beauté cette huitième édition, Arcade Fire qui s'arrogea le titre de tête d'affiche du festival, tellement l'attente parmi le public était grande. Energie, intelligence et gentillesse résume bien ce qu'est devenu ce groupe au parcours exemplaire. Nouvelle averse qui sonne une mi-temps pour les canadiens d'Arcade Fire et le sifflet final pour moi.

Rendez-vous je l'espère bien l'an prochain avec des nouveautés qui se profilent.


Robert GIL (Photosconcerts.com)         

CONCERTS 

27/08/2010 - Domaine National

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